Document interne
Interview Vincent Molina - 29/04/2026
01_Sources/Interview_Vincent.md
Interview Vincent Molina - 29/04/2026
Contexte
Entretien avec Vincent Molina, CEO et cofondateur de pyannoteAI. Discussion autour du parcours, de l'envie entrepreneuriale, de la vision produit, du positionnement et du role commercial.
Elements cles donnes par Vincent
- pyannote a ete cree avec deux cofondateurs : Hervé Bredin cote science et Juan Coria cote tech.
- La technologie vient des travaux de recherche d'Hervé et d'une librairie open source devenue standard de marche.
- La societe a commence a commercialiser en septembre.
- Environ 4M d'ARR mentionnes dans le transcript.
- Pas d'equipe de vente structuree au moment de l'entretien ; l'equipe etait d'abord science/tech.
- Environ 22K nouveaux utilisateurs open source le mois precedent selon Vincent.
- 80% du chiffre d'affaires serait aux Etats-Unis sans presence locale structuree.
Vision produit
- Le coeur historique : technologie de reconnaissance/diarization de locuteurs.
- Premiere ligne produit : meilleurs modeles que l'open source.
- Vision prospective : comprendre une discussion au-dela des mots et du "qui parle quand".
- Mission : permettre aux developpeurs voice AI de construire des applications.
Segments commerciaux
- Sales-led / self-serve : plans a 19 ou 39 euros selon l'echange.
- Mid-market : entre environ 10K et 80K euros d'ARR selon la formulation entendue.
- Enterprise : comptes de 250K a plusieurs millions d'ARR.
- Grands comptes cites : Amazon, Apple, Qualcomm.
- Channel a structurer.
Roadmap produit 18 mois
- Meilleurs modeles.
- Maitriser le temps reel.
- Donner les premiers elements d'orchestration.
- S'integrer naturellement dans des stacks audio complexes.
- Apporter de la valeur sans ajouter complexite et friction.
Role attendu
- Construire l'equipe go-to-market.
- Staffer premiers AEs, particulierement mid-market.
- Grands comptes encore drives par Vincent a ce stade, mais a staffer ensuite.
- Structurer une presence GTM US.
Ton positionnement pendant l'entretien
- Tu as explique ton parcours : Epitech, Canada, Sorbonne, asso, Rungis, Eldorado, Orange Ventures, ExtraStudent, Arkavia.
- Tu as presente Arkavia comme opportuniste, formateur, mais pas comme "projet de vie".
- Tu as repondu a la question founder en disant que tu cherches aujourd'hui un produit valide et une ambition collective.
- Tu as positionne pyannote comme opportunite de te concentrer sur un produit techniquement legitime.
Points a renforcer
- Eviter de trop allonger le parcours.
- Raccourcir la reponse founder pour rassurer rapidement.
- Amener plus vite la valeur pour pyannote : GTM builder technique, enterprise, data sensitive, voice AI.
- Reprendre les mots de Vincent : enterprise, open source funnel, US, orchestration, realtime, stacks audio complexes.
Citations / idees a retenir
- Leur cible aujourd'hui est l'Enterprise.
- Les clients n'ont pas attendu pyannote pour construire des pipelines.
- Leur ICP est expert, avec pipelines complexes.
- Il faut apporter la meilleure brique de valeur et s'integrer fluidement dans l'ecosysteme client.
- L'orchestration sert enterprise et mid-market.
transcript complet
" Vincent MOLINA x Maxime GAULTIER
Date 29/04/2026
Vincent 00:00
- Ça lag un petit peu ouais exactement je t'ai retrouvé est-ce que c'est bon là ? ouais carrément Carrément, carrément. On va essayer ça.
Maxime G. 00:26
- Écoute-moi avec plaisir, je te laisse démarrer et puis j'enchaîne. Super. Écoute, Maxime, Maxime Gauthier, 28 ans. Comme je te disais, je suis originaire du sud-ouest de la France, vers tout ce qui est Bordeaux et la région bordelaise. J'ai grandi à Paris. J'ai eu mon bac en 2015. Dès l'obtention de mon bac, je fais trois mois de programmation informatique et l'épithèque. Je termine la piscine de l'épithèque pour me rendre compte très vite que cet environnement me plaît. définitivement mais que je me verrai jamais être codeur pur tout simplement et c'est un pari plutôt bien réussi je pense parce qu'il ya une différence entre la recherche appliquée avec le code à recherche appliquée à la recherche est juste le code pur qui permet de faire de la cyber faire du web de faire des apps et je m'amuse suffisamment avec le code en ce moment pour en tout cas trouver ce que j'allais chercher en tout cas la base à l'époque donc de sa année de césure je pars vivre notamment, enfin je fais une année de séjour tout simplement, que j'essaie de convertir avec un temps de recherche pour savoir ce qui me plairait et couplé à de l'expérience un peu à l'étranger et anglais nécessairement, parce que j'avais 17 ans à l'époque. Donc je me retrouve au Canada, je rejoins l'Université de Montréal puis McGill, expérience fantastique en un mot, je découvre tout simplement le Nord-Amérique, on va dire la beauté de l'écosystème montréalais pour tout ce que ça représente. De retour en France sur un master à la Sorbonne, un master en innovation, management des technologies et entrepreneuriat. Bien que le nom soit super long, c'est un master business school lambda, appliqué à des thématiques, tout ce qui est gestion de l'innovation, management technologique, et avec des cours en plus sur l'entrepreneuriat. Covid tombe, génial, je lance une asso durant le Covid pour rencontrer des personnes qui, comme moi, s'intéressent un peu à l'entrepreneuriat. Parce que la Sorbonne, c'est assez cool et c'est ce que je cherchais. moi spécifiquement plutôt qu'une école de co dans la mesure où j'ai aussi des grands-parents universitaires, chercheurs, enfin c'est un peu un truc que je connais on va dire chez moi et c'était surtout la capacité de pouvoir me laisser un environnement vraiment libre libre de ce que je voulais faire parce que voilà je suis assez indépendant dans la manière aussi je travaille bien que je sais jouer collaboratif mais genre je suis assez, j'aime avoir mon temps etc et moi l'idée de faire une école de co j'avais pas forcément d'intérêt à cela Donc je lance une asso, l'idée c'était de pouvoir s'appeler Parlons Projet, à la base c'était un groupe WhatsApp, c'était pour rencontrer des gens qui comme moi pendant le Covid s'emmerdaient à mort et voulaient monter des trucs, en tout cas rencontrer des gens avec qui on pouvait parler de ça. Ça devient une asso, c'est devenu la plus grosse asso de la Sorbonne, facile au volume, 44 000 personnes, donc on récupère tous les étudiants qui s'intéressent au sujet entrepreneurial et on réunit toutes les différentes sensibilités, donc que ce soit les doueurs, les entrepreneurs en soi, et les fonctions support, donc ça va être juridique, conseil de tout genre, on va dire ça comme conseil de tout genre en général. On a eu une première expérience géniale, moi ça m'a permis de cerner un peu le périmètre de l'écosystème, de rencontrer des personnes méga inspirantes, du président de la BPI jusqu'au président du Medef, jusqu'à des directeurs, des CEO de Licorne, jusqu'au mec qui a fait toute la com marketing de Apple, James Vincent, qui a bougé des US pour venir nous rencontrer, parce qu'il était content de venir à la Sorbonne, j'étais genre « Waouh, colossal ! » Donc voilà, je fais ce temps à la Sorbonne, l'envie me brûle un peu les doigts d'essayer de me lancer dans un projet. J'ai un pote dans mon master qui est argentin, fun fact, et il avait déjà un projet. Vu que je connaissais un peu plus l'écosystème que lui, parce qu'il arrive en M2, je pousse un peu le truc, on se fait un QB au marché de Rungis. L'idée, c'était de digitaliser la chaîne logistique des produits frais dans l'alimentaire pour essayer de choper une part, en tout cas, même infime du marché de Rungis qui fait quand même 10 milliards. en facilitant l'offre et la demande, en digitalisant un peu toutes ces conneries là. Méga expérience parce que j'ai passé je pense six mois de ma vie entre Paris Centre et Rungis mais sauf que pas mal de sujets à la fin. Le POC on a du mal à le trouver, il y a quand même une aversion au changement, c'est quand même un marché de gré à gré, le temps presse, pas de financement parce que pas de POC et mon pote retourne en Argentine en un mot. Pas de regrets parce que je pense que ça a été la meilleure école et pour un master en entrepreneuriat, il n'y a pas eu mieux que faire ce genre de truc. Sauf que je finis mes études et je me dis qu'en fait, il me manquait du coup quelque chose, tout ce qui est la partie financement de l'entrepreneuriat. Donc je rejoins Eldorado comme chargé de relations investisseurs. Je découvre en gros ce que ça veut dire être invest. Et aussi le financement du principe non dilutif. J'apprends comment on finance une boîte, comment on prépare une levée. Dans cette continuité, je continue avec Orange Ventures, donc le CVC d'Orange. Trop cool parce que... Je revois ce que je connais, donc l'early stage, mais dans une géographie différente, donc l'Afrique francophone, et je découvre un truc méga passionnant, c'est comment une boîte devient une giga boîte, parce que c'est quand même un fond de mid-late stage. Donc je touche à, par exemple, une boîte que vous connaissez, parce que je crois que, enfin, le site m'a dit que vous aviez un product de chez Dataiku qui arrive. Je gérais, par exemple, tout ce qui était, genre... Tu vois Frédéric Lemiel qui est le head of RVP de trucs, on l'avait rencontré, j'avais rencontré le CFO de Dataiku aussi pour la pré-IPO qui est encore repoussée l'année prochaine parce que le contexte est horrible. Donc en fait juste on voit sur des boîtes vraiment, enfin sur des grosses boîtes on va dire, comment tu dois être pour arriver à ce sujet là. D'autant plus que je découvre un nouveau sujet, parce que genre c'est très facile de dire que t'es technophile, que t'aimes ce genre de trucs, que t'es un peu geek et c'est facile. Je découvre vraiment, je pense, pour la première fois la complexité d'un modèle de boîte pure tech, où pas forcément de produits, comment tu valorises des layers technologiques, on va dire ça comme ça. Au début, je ne comprenais absolument rien, c'était horrible. Mais en fait, je pense que le challenge intellectuel te pousse aussi à vouloir rentrer dedans. Et c'est là où tu rencontres un monde qui est top. Et en fait, ça a été un peu la conjugaison de tout ce que j'avais fait. Donc voilà, de tout ce que j'avais vu jusque là et ce que j'aspirais à. Donc je finis mon expérience. Ça me donne naturellement envie de retrouver un peu un environnement start-up, tech, et combiner avec ce que je fais de mieux, enfin ce que je fais de mieux, en tout cas ce pourquoi je pense que j'ai le plus de facilité, c'est à dire les environnements un peu... Aujourd'hui avec la maturité je te dirais tout ce qui est go-to-market, tout ce que je te dirais structuration, sales etc. mais juste vendre à l'époque, tu vois quand t'es jeune, enfin plus jeune en tout cas, ce que je ne me souviens pas comme mieux, c'est juste vendre. Donc méga expérience aussi, un de mes potes... un de mes potes. qui a monté Extra Students, enfin il y a une période de levée, ils cherchent un premier commercial pour pouvoir juste se concentrer sur sa levée en fait. Et du coup on bosse ensemble pendant 18 mois. Donc ma mission c'était, mec, j'ai plus le temps de faire tout ce que je fais, je vais avoir deux barres qui arrivent, j'ai 20 ans, j'ai 19 ans, je sais pas ce qui m'arrive, et nous on se connaît depuis toujours, genre en mode Let's go, on fait ça ensemble. Donc, meilleur 18 mois de ma vie, passer de zéro à rien. La première année, il fait 8 000 balles de chiffre d'affaires. J'arrive en 2023, on essaie de remettre tout en place, on fait 45 000, mais bon, ça commence. Et l'année suivante, moi je pars avec... Déjà, on est en triplé le chiffre d'affaires, il y a eu un pipe commercial qui est en tout cas à 6 chiffres. Donc, c'était genre... On a vraiment... J'ai vécu ce que c'est d'avoir un peu de cash et une boîte qui commence à trouver son produit et qui commence à avoir des sponsors cool. Donc trop sympa. sauf que l'envie me rebrûle les doigts d'essayer moi-même de toucher à prendre ce rôle aussi de m'essayer dans ce rôle de fondateur et de manière méga opportuniste parce que je pense qu'il y a plusieurs façons d'arriver à l'entrepreneuriat mais moi c'était très opportuniste on discute avec des gars que je connais de tech, d'IA parce que c'est le grand mot de la mode et tout le monde en a la sauce et On en discute un tour d'un dej et il me dit écoute ça coûterait combien pour que tu m'expliques tout ça à mes équipes ? Je balance ça comme ça, je dis bah je sais pas, 5000 balles ? Et il me dit let's go et c'est là où on forme notre premier fonds de PE en immobilier. Donc c'est un milliard et demi sous gestion pour la construction d'immeubles de bureaux, une équipe à Paris, à Londres. Donc c'est assez cool et là on se dit bah en fait on peut gagner.
Vincent 08:37
- Bah par contre je t'ai pas suivi, du coup tu sais... La question c'était est-ce que tu peux nous expliquer comment on a connu l'histoire de la boîte d'abord et comment ça s'applique à nous ?
Maxime G. 08:51
- En fait l'idée c'était qu'on parlait de tout et de rien et surtout d'IA et les gens ramènent un peu l'IA tout à leur sauce et du coup on en discute un peu et de la discussion il me dit écoute est-ce que tu pourrais expliquer ça à mes équipes, l'origine, les applications, les enjeux ? Et en fait, en un mot, ce que je lui ai vendu, c'est lui donner une... une grille de lecture de l'actualité, donc que quand il y a des mots clés, des trucs comme ça, qu'il puisse au moins savoir, avoir une madeleine de Proust en mode « ah ouais j'ai déjà entendu ça » et derrière de pouvoir lui montrer des outils de bureautique. Donc genre en mode, en effet, lui il était sur, enfin donc je lui ai montré le GPT, je lui ai montré à l'époque c'était c'était quoi, Dali ? Qu'on utilise plus du tout le générateur d'images. Midjournal. Midjournal, exactement, absolument. Donc, mythe journée. Et puis, vu qu'il était sur Microsoft 365, c'était surtout de pouvoir lui montrer aussi tout ce qui était le Power Automate, de segmenter l'automatisation de l'IA, de lui montrer tout ce qui était l'environnement intégré à Microsoft. Donc, trop cool. De là, on construit naturellement une offre. Donc, formation amène... Quand les gens sont formés, ils disent « Ok, on comprend maintenant comment on fait. » Ça amène naturellement à une prestation de conseil. Et que maintenant qu'ils ont compris, qu'ils savent comment faire, C'est quand est-ce qu'on commence et pour ça, c'est aussi pour ça que je me suis lancé un peu dans l'IA. C'est que je bosse avec un de mes potes d'enfance aussi qui, lui, travaille sur des systèmes, il développe des solutions de gestion de bases documentaires pour des partenaires globalement sur des instances régaliennes. Bon, de toute façon, on peut se le dire ensemble, mais il n'y a pas de sujet. Mais tu vois, il a travaillé, par exemple, avec tout ce que vous avez fait, par exemple, avec l'Élysée. C'est pour ça que ça a méga résonné pour moi. Lui, il a travaillé à tout le système d'IA, on va dire comme ça, de la Principauté de Monaco, donc du Palais-Princier. Et en fait, moi, quand je commençais ça, on se parlait un peu et il me racontait un peu tous ses délires. De comment ça marchait, de son langage de dev, des blocs en Kubernetes. C'était tous les trucs que je ne comprenais rien à la base. Et en fait, j'ai vraiment découvert un nouveau volet. de cette couche superficielle dans laquelle ça nous a amené aussi à un... En fait, on a un mot, juste on a été payé en apprenant. tout ce qui était le sujet de l'IA et avec des gens méga costauds autour de nous sur des thématiques qui ont été dingues. Tu vois, du premier fonds de PE que j'ai fait, on a fait à la fin. En fait, en bilan, je pourrais dire qu'on a fait plusieurs fonds de PE, des fonds de VC, j'ai fait deux hôpitaux dans Paris, j'ai fait un laboratoire pharmaceutique qui est présent dans une fois qui fait 450 millions de chiffre d'affaires. C'est pas énorme pour un labo, mais c'est quand même costaud. On a fait, on a fait quoi d'autre ? Un acteur dans la logistique qui fait, qui a genre 7 domaines viticoles, de la prod, enfin bref, plein de trucs dans le bordelais. Et là, Et là, on a toujours dans le pipe, entre guillemets, des trucs qui sont assez dingues. Mais du coup, si on bosse ensemble, ce n'est pas le sujet. Ce serait vraiment repart à zéro. Et typiquement, ces dossiers-là, je les bosse avec mon partenaire qui s'appelle Vado Innovation. Et là, l'idée, c'est qu'on est en train de faire l'ami, de répondre à l'appel à manifestation d'intérêt du marché de Rungis. Du coup, Rungis, ils ont le même sujet. On veut une plateforme agnostique en termes de modèles dans laquelle on puisse avoir une double valeur. pour... Nos locataires, pour nos bailleurs et pour nous, en gros, ils sont comme tout le monde. Ils veulent de l'IA, de l'IA très vite et pas cher. C'est un peu triste de dire ça comme ça, mais c'est un peu le cas. Et puis voilà, de tout ce chemin, en un mot, et pour finir le truc, en fait, aujourd'hui, je pense que de tout ça, d'avoir été dans un environnement technique, Dans un environnement technique, à faire du conseil technique, j'en vois aussi un peu les limites. Un peu les limites dans le sens où, déjà, tu as un plafond de verre, le modèle d'agence, ce n'est pas quelque chose que je connaissais à la base. J'ai beaucoup plus une formation un peu produit, pur, peut-être par personnalité. Et je me suis toujours dit, parce que c'est un peu le sujet, on lance Arcavia parce que ça me plaît, je suis aussi rémunérateur, et c'est passionnant. Mais c'était vraiment l'idée de pouvoir découvrir aussi un champ applicatif et de savoir où est-ce que j'aurais envie de taper. Est-ce que c'est sur un secteur ? Est-ce que c'est sur une tech ? Est-ce que c'est sur un domaine ? Et aujourd'hui, peut-être par conviction, je me trompe peut-être, mais en tout cas par conviction et surtout par passion, je trouve que la voice AI, c'est vraiment le domaine qui me fait le plus kiffer, pour être très franc avec toi. Je trouve qu'après le texte, l'image, il y a un champ énorme en termes d'opportunités, business, même sur la reconstruction, la consolidation de data, etc. Bref, de business sur le voice AI. et deux choses moi je vous ai rencontré Déjà en surfant sur Voice et iSpace, où j'ai vu que vous étiez sponsor là-dessus, et moi j'ai rejoint la communauté parce que ça me faisait marrer. Et en fait, j'ai vu, du coup, je pense, l'alcool inutile a dû croiser le délire, parce que j'ai vu un post de votre boîte qui parlait du fait que vous avez été intégré avec Q-Tie dans le stack technique de l'Elysée. Et du coup, j'ai regardé, et j'ai vu que vous vous recrutiez, et je me suis dit, let's go, voilà.
Vincent 13:46
- Et bien écoute, bravo pour ce parcours. Là je t'avoue, la question que je me pose c'est, tu as l'air d'avoir très envie d'être fondeur et de monter un truc. Pourquoi tu fais ? Est-ce que c'est un driver ? Est-ce que, je m'imagine que tu l'as déjà fait plusieurs fois, qu'est-ce qui t'empêche de le refaire encore ?
Maxime G. 14:11
- Qu'est-ce qui m'empêche de le refaire encore ? Peut-être aujourd'hui ?
Vincent 14:14
- Qu'est-ce qui m'empêche ou qu'est-ce qui ne te fait pas ? Parce qu'en fait, on sent que ça t'appelle. Donc il y a pas mal d'indices qui montrent que tu as plutôt envie de faire ce métier de founder, qui est un truc un peu particulier. Moi, j'y vais très tard et c'est un métier comme un autre. Mais est-ce que tu cherches la bonne ? père, la bonne paire de personnes, le bon sujet ? C'est une approche du coup très différente d'une boîte. On est tout petit et c'est très ouvert et très entrepreneurial dans les sens, mais ça reste des trucs un peu différents. Comment tu l'approches, cette question ?
Maxime G. 14:58
- Déjà, c'est vrai... Déjà aujourd'hui, il y a toujours une approche entrepreneuriale chez Pianote. L'entrepreneuriat et l'intrapreneuriat se retrouvent fondamentalement dans les valeurs. L'intrapreneuriat est aussi un exercice que j'avais nécessairement envie d'essayer pour au moins comprendre ce que ça engage, d'être nécessairement ou obligatoirement bon en marketing, en com, en gestion, en recrutement, en vente. en production, en suivi client, en tout ça. C'est exceptionnel. Je pense qu'en fait, aujourd'hui, j'ai, dans un premier temps, nécessairement nourri une volonté d'essayer. Et je pense qu'il n'y a pas de déception là-dessus, parce que honnêtement, évidemment, tu peux porter toutes les ambitions du monde et t'imaginer que tu peux faire un milliard de trucs et que tu as envie de porter ta boîte super loin, etc. C'était aujourd'hui vraiment... J'ai monté Arcadia, mais pas en mode... C'est le projet de ma vie. C'est vraiment l'idée de pouvoir juste de manière mince aussi. Ou non, il faut être honnête et je le serai avec toi. C'est opportuniste en disant, il y a un sujet qui me plaît, il y a moyen de faire de l'argent. Et en fait, je ne me considère pas comme un fondateur. Je me considère beaucoup plus peut-être comme un engagement manager, comme un sales. Aujourd'hui, on a validé une passion, on a validé un réseau, on a validé des clients parce qu'ils sont contents. Mais je n'ai pas été fondateur en proprement parler. Et bien que je te dis ça, à l'inverse. Et c'est peut-être ça qui aujourd'hui me motive aussi à appliquer pour un poste comme celui-ci. Il y a deux raisons, je pense. Un, que, genre, moi évidemment je pourrais fonctionner mentalement au projet, et ça serait bizarre si je prenais ce rendez-vous sans y croire. Que de deux, je pense que j'ai la meilleure valeur ajoutée sur les fonctions auxquelles j'aspire, en tout cas je postule avec vous. De trois, que je vois ce que c'est, et aujourd'hui j'en ai pas forcément envie, et je préfère aujourd'hui me concentrer sur un produit qui a déjà été validé. Aujourd'hui vous avez quand même beaucoup de preuves de légitimité, que ce soit par votre communauté, par votre produit, par vos partenaires, par vos clients et même par vos invests, et même par l'équipe que vous avez composée. L'idée de pouvoir aussi me concentrer sur un truc qui a déjà fait ses preuves, c'est plutôt pas mal. Et puis en fait, j'espère pas spécialement à devenir founder, j'aspire à faire ce que j'aime et pouvoir me plaire et porter des ambitions quand même. Et je pense que les ambitions, aujourd'hui, tu peux les retrouver dans un collectif. Et je pense que le fait de prôner l'entrepreneur, d'idéaliser l'entrepreneur, c'est chacun son truc, tu vois. Mais moi, ça ne me fait pas... Je ne sais pas, tu vois. Je me dis que si on rentre ensemble et qu'on bosse ensemble, j'espère que ça se passera bien, j'espère qu'on portera des méga ambitions. Un jour, j'imagine, si on déménage tout sur la partie commerciale, et j'ai plein d'idées de pouvoir se dire que demain, on puisse être intéressé à Pianote. Il y a plein de sujets sur lesquels je pense que je peux me retrouver encore beaucoup plus que sur une activité comme celle-ci aujourd'hui. Financièrement, en ambition, personnellement.
Vincent 18:00
- Donc voilà je comprends c'est une question touchy on me la pose à chaque fois et je me suis dit au moins que ça soit clair là dessus je sais pas je l'envisageais pas comme une question pire du tout mais ça me semblait naturel dans le flot de ce que tu évoquais que ça soit le step d'après et pour autant on peut faire plusieurs métiers, plusieurs choses différentes et être éliminé au temps et Ok. Et si tu veux, je vais leur kiffer, je vais peut-être dire un mot sur qui on est et ce qu'on cherche aujourd'hui. Et puis après, si tu veux prendre le temps pour qu'on apprenne tes questions potentiellement sur Pianote, peut-être en trois mots. Du coup, moi, je suis Vincent, fondateur de Pianote avec deux camarades, un chercheur au CNRS, ex-chercheur au CNRS et un génie de la tech qui a monté ça il y a deux ans sur les travaux de recherche d'Hervé, donc le chercheur. qui a créé un toolkit quantité OCNRS qui a marqué un marché sans vraiment qu'ils s'en rendent compte. Aujourd'hui, c'est une technologie de reconnaissance de l'occuteur, comme tu as pu le voir, soit avec l'Elysée, soit avec Visio ou autre. Et la technologie open source, c'est Carton et le standard de marché. Et puis, on a créé une société là-dessus, avec ça comme première partie, et puis une première ligne de produit qui est en fait grosso modo le même. répondre à la même question mais avec des modèles de meilleure qualité et puis de façon plus prospective, l'envie d'aller creuser dans la compréhension d'une discussion au delà de donner qui parle quand et de dire les mots qui ont été prononcés, il y a plein de choses dans nos discussions autre que juste des mots et notre mission c'est d'aller révéler ça pour permettre à tous les développeurs qui travaillent sur des modèles de voice AI dans le monde de construire des applications. Voilà pour donner quelques chiffres. Je pense que Bébé est en un tel ou tel moment donné. L'open source, c'est 250 000 utilisateurs aujourd'hui. C'est aujourd'hui à peu près... On a commencé à commercialiser en septembre. On est à peu près à 4 millions d'ARR aujourd'hui. On n'a pas d'équipe de vente aujourd'hui. On a que des équipes... On a commencé par construire des équipes tech et science autour d'Hervé et de Juan. Moi je voulais faire une première partie de l'histoire de la boîte avec très fortes danses de lettres pour comprendre au delà de la magie de l'open source quel était l'intérêt du marché et le play autour de ça. Je pense que là on a validé cette première étape, on est dans une phase de construction de l'équipe Automarket au sens large. Je commençais par recruter une marketing manager qui nous allait comprendre Comment se positionner, quelle histoire raconter par rapport à nos écosystèmes, quel prix imaginer pour ce produit qui n'existait pas avant. Et puis, comme on a un début de funnel qui est un peu dingue en termes de volume, un revenu à RevOps qui nous permet d'y voir un peu clair, de façon un peu statistique, dans les 22 000 nouveaux utilisateurs du mois dernier en open source, savoir dans lesquelles... sont intéressants, lesquels ne sont pas intéressants, lesquels viennent dans le monde du payant ou pas, etc. Donc trouver et mettre un petit peu de côté tout le bruit de l'intérêt pour la techno. Donc en fait, on est à un moment où je pense qu'on a commencé à construire des trucs un peu solides pour permettre à une équipe sales d'arriver, de creuser, avec trois segments de marché. Le premier, c'est un qui vit un peu tout seul, qui est ce qu'on appelle le sales third. Donc tous les sales thirds, tous les parties. des plans à 19 balles ou à 39 balles, qui permettent aux gens d'utiliser la techno et d'essayer. Du mid-market, ce qu'on appelle mid-market chez nous, c'est entre 10 et 80 millions d'ARR, 80 000 euros d'ARR, c'est l'absence de réacteur. Et puis après, il y a l'entreprise, là où il y a des comptes à 250 000 à plusieurs millions d'ARR. Et là, on travaille par exemple avec des gros noms, Amazon. Apple, Qualcomm, des géants comme ça. Donc on est dans cette dynamique-là, on cherche à staffer un peu toute cette équipe, avec des premiers account exécutifs qui arrivent, en particulier sur la partie mid-market. Aujourd'hui, les grands comptes à ce stade, je continue de les driver, mais on va les staffer. On va staffer aussi un truc de channel, parce qu'on a des rebondeurs potentiels, c'est intéressant. On fait 80% de chiffre d'affaires aux Etats-Unis aujourd'hui. On fera un Go to Market américain l'année prochaine, enfin cette année maintenant. Et voilà, voilà, voilà, on est. Je ne sais pas si ça te paraît clair.
Maxime G. 22:50
- Ça me paraît très clair et ça me paraît en tout cas super excitant. Quand tu parlais de Go to Market QS cette année, c'est-à-dire c'est prévu quoi pour fin de l'année, c'est ça ? Septembre ?
Vincent 23:00
- Il faut trouver une autre façon de le faire parce qu'il y a plusieurs façons de le faire. Et donc commencer à structurer aujourd'hui. On fait 80% de la chiffre d'affaires sans y être. Donc, ça prouve qu'on peut y tenir un début de réponse. Maintenant, il faut structurer une équipe là-bas qui sera go-to-market et qui ne sera pas finance et tech. Enfin, science et tech, je vais y arriver. Ça va mieux pour les garder en Europe. Il faut avoir des diplômes d'ingénieurs. Et voilà, je fais de cette année.
Maxime G. 23:32
- Carrément. Sur la partie développement du produit, avant même de poser peut-être des questions sur la partie sales, Sur la partie perspective du produit, aujourd'hui vous avez une brique qui s'enrichit avec un produit, avec la possibilité de tout viable produit que vous proposez, d'avoir les briques manquantes de la Voice AI, enfin les briques manquantes, en tout cas c'est des briques open source que vous utilisez mais pas que vous développez, vous êtes développé sur le layer on va dire minimal, enfin... De base, on va dire ça, qu'est celui de la diarisation. En gros, en un mot, vous avez masterisé la diarisation. Et je pense que, comme tu disais, tu me disais, j'ai noté, il a monté une boîte sans s'en rendre compte. Juste, il a bossé sur les sujets de diarisation, jusqu'à ce que tu aies un whisper qui arrive avec ChatGPT. Il se dit, en fait, génial, on va pouvoir enrichir ça. Enfin, j'imagine un peu le sujet comme ça, tu vois. Oui.
Vincent 24:12
- C'est tout à fait ça. C'est le whisper qui a donné un peu à tous les développeurs de la Terre des mots derrière des audios. Et après tout le monde s'est dit ok c'est cool d'avoir des mots mais il faut savoir qui apporter. Et donc là le complément naturel c'était Pianos. Et comme on a une technologie basée sur le son de la voix aujourd'hui, nos utilisateurs open source ou nos clients sont entre San Francisco et Bangalore. Et puis tu vas sur Pansino maintenant. Non je veux dire voilà on a cette span avec les US très représentés d'abord du commercial mais plutôt de mon avis c'est plus conjoncturel que structurel. pas un peu structurel, mais beaucoup plus structurel.
Maxime G. 24:52
- Et je pense que j'en savais encore plus intéressant. En fait, ma question, elle en vient là, parce que j'imagine qu'il y a encore des opportunités énormissimes, avec d'autant plus l'arrivée du speech to speech. soit mais ma question était de savoir enfin typiquement vous voulez porter ou pianote d'ici par exemple même 18 mois est ce qu'aujourd'hui je vois des briques intégrées ce que c'est la renforcement pur du produit après sur les parties commerciales j'entends pas tant on avait un peu discuté que enfin avec la réticence sur notre petit sur notre pierre bâtisse pardon sur notre première notre premier entretien je vois un peu genre l'enjeu en tout cas de conversion en tout cas des votes de votre pipe sur tout ce qui est le ss via les différentes offres Je pourrais te poser aussi des questions que je me demande sur le mix entre les trois plans que vous avez aujourd'hui. Est-ce que tu as un sujet ? En fait, ma question c'est où est-ce que vous voulez emmener le produit pour pouvoir réfléchir ensuite à qu'est-ce que tu imagines toi comme priorité sur le sales ? Et qu'est-ce que tu vas attendre concrètement d'ici les 90 prochains jours, tout simplement sur la vente ? Oui.
Vincent 25:54
- Je te réponds, je te propose qu'on se laisse jusqu'à 35, parce que j'ai un article que je dois enchaîner avec un client. Mais pour commencer par la fin, notre cible aujourd'hui c'est l'Enterprise. C'est des boîtes, quand tu regardes les logs de l'open source, on a à peu près, je ne sais pas, je n'ai pas fait le dernier calcul, mais plus des trois quarts des Fortune 500 qui utilisent Pyannote en prod, dans un petit cas d'usage, dans un gros cas d'usage. Donc on a un vrai play Enterprise qui est naturel. Et du coup la question c'est comment on sert aujourd'hui, demain et après demain cette première brique de segment. Et c'est à la fois en amenant sur notre cœur de valeur les meilleurs modèles et en comprenant que nos clients n'existent pas attendus pour construire des pipelines, que notre XCP c'est des gens qui sont experts, qui ont des pipelines complexes et que du coup il faut à la fois leur apporter la meilleure brique de valeur et puis... être suffisamment malin pour s'intégrer de façon la plus fluide possible dans leur écosystème et en étant leur orchestrateur des différentes briques de leur pipeline, d'aller chercher de plus en plus de valeur. Et donc, pour répondre à ta question, c'est d'un point de vue produit sur les 18 prochains mois, c'est des meilleurs modèles, c'est à maîtriser le temps réel, ce qu'on ne fait pas encore aujourd'hui, ce qu'on va bientôt faire. Et puis, c'est commencer à donner... les premiers éléments d'orchestration, on l'a fait avec la transcription, mais c'est le truc évident et bien d'autres, pour s'intégrer naturellement dans des stack pack d'audio complexes et pour amener de la valeur sans amener de la complexité et de la friction à l'usage.
Maxime G. 27:34
- Et ça.
Vincent 27:35
- Ça sert, un, à la tempérance, deux, le mid-market.
Maxime G. 27:38
- Via le produit aujourd'hui que vous avez commencé à développer. Enfin, vous avez lancé il y a deux ans. Oui.
Vincent 27:42
- Exactement.
Maxime G. 27:43
- Trop bien. Je pense que je vais pas t'embêter plus longtemps, en tout cas pour que sur le temps il n'y ait pas dépassé. Écoute, moi j'entends, je trouve pas encore une fois, selon ce que vous avez j'imagine rencontré d'autres personnes, et ce que vous imaginez, moi je reste super intéressé, je trouve que du coup j'entends... par rapport à ce que tu m'as dit, c'est de travailler le modèle le temps réel, et ça j'ai vu que vous étiez en tout cas vous l'avez annoncé dans les prochains temps et je pense que ça me trouve totalement sur le segment de marché, ça me trouve totalement sur ce que à ce à quoi j'aspire et je pense pouvoir apporter modestement la contribution. Je pense que sur tous les sujets, que ce soit la différenciation des CD cohort, sur ceux qui ne veulent pas changer avec les environnements sensibles, je pense que j'ai peut-être une connaissance en tout cas au début sur les clients un peu plus gros, série A, série B, qui votent mid-market. Je pense que d'avoir déjà vu quelque chose, en tout cas, d'avoir une compréhension de cet écosystème-là, et les grosses boîtes avec des cycles un peu plus de temps long, à savoir du custom model, avec des problématiques de quality gap, de modèle customisé, ou de compliance, enjeux, sur lesquels je pense pouvoir apporter une valeur. Et je serais ravi de pouvoir poursuivre le process avec vous. Ok.
Vincent 28:56
- Écoute, merci. Peut-être pour parler des dernières étapes, enfin des prochaines étapes, c'est là on est dans une phase où on a ouvert un peu largement en termes de, comme tu as vu, de... De secteur, entre le mid-market, l'entreprise, et potentiellement aussi à taper sur le début du funnel. Donc on a plusieurs typologies de profils. Donc là tu as vu Pierre-Baptiste, là on se voit là. Pour donner le process si on continue, c'est un espèce de jeu de rôle dans lequel on se met en situation juste pour un truc que tu veux. dans lequel tu es à l'aise avec une vente sur un produit que tu connais, etc. Et puis après, c'est assez court, parce que j'ai mis deux cofondateurs à rencontrer.
Maxime G. 29:41
- Trop bien, trop bien, trop bien.
Vincent 29:46
- Et du coup, Next Step, c'est chez moi. Je débriefe avec Pierre-Baptiste. On fait des reviews hebdo du recrutement avec l'équipe. C'est tous les lundis, donc a priori, on se... Au plus tard, ils ont dit tu as un retour de ne pas. Et voilà. Et puis on peut pas dire.
Maxime G. 30:08
- Trop bien. Écoute, on reste en contact et j'ai hâte d'avoir de nouvelles, j'espère positives.
Vincent 30:14
- Ça va.
Maxime G. 30:16
- Ciao Vincent, merci beaucoup, à bientôt.
Vincent 30:18
- Ça fait plaisir, salut.
"